Le libre arbitre des hommes consiste à choisir la femme qui décidera à leur place.

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jeudi, 14 janvier 2010

Bidoche - L'industrie de la viande menace le monde

Bidoche

Voilà un livre bien salutaire que Bidoche. Il met à jour les rouages d’un système politico- scientifico- agro- industriel qui s’est développé en France depuis la Seconde Guerre mondiale, transformant les rapports entre les humains et les animaux, entre les pays du Nord et les pays du Sud, entre les humains et la terre. Jusqu’ici, il n’y avait guère que ces allumés de végétariens pour dénoncer ce que Bidoche dévoile, et il n’était pas très difficile de les accuser d’exagérer, en ce qui concerne les traitements faits aux animaux et en ce qui concerne les conséquences écologiques de l’élevage, pour défendre leur chapelle. C'est dans le cadre d'un cours de Master intitulé "Question d'éthique " que j'ai lu cette ouvrage.

Voici donc Fabrice Nicolino, journaliste et écologiste, connu pour la pertinence et la force de ses précédents essais sur les pesticides et les agrocarburants, qui s’attelle à cette question. Fabrice Nicolino n’est pas végétarien, mais il admet dans ses interviews que son enquête l’a sérieusement ébranlé, et qu’il pourrait bien s’acheminer dans cette direction.

Bidoche constitue une somme importante pour qui s’intéresse au devenir de l’agriculture dans nos pays riches, et il me paraît difficile (et d’ailleurs, peu souhaitable) d’en réaliser une synthèse ici.

Ce qui m’a frappée, dans ce livre – puisqu’il faut choisir un angle d’approche -, c’est comment l’industrie de la viande apparaît à la fois très rationnelle, et très irrationnelle.

Tout d’abord, rationalité économique poussée à l’extrême : on comprend, à la lecture de ces pages, que tout ce qu’il est possible de faire subir aux animaux pour gagner plus d’argent, on le fait. Sélection génétique, débecquage des poulets et castration à vif des porcelets, nourriture chimique, hormones et antibiotiques, contention des animaux dans des espaces minuscules, abattage à la chaîne. L’alimentation aux farines animales elle-même a été pensée et pesée méticuleusement avant d’être appliquée. L’approche coût-bénéfice, reine dans nos modèles économiques néolibéraux, conditionne l’existence des millions d’animaux chaque année en France, dans le cadre de cet « élevage » intensif qui contribue à 99,5% de la « production » de viande, le reste se partageant entre viande bio et races locales. 99,5%, cela signifie toute la viande des cantines, des supermarchés, des restaurants… Toute la viande, sauf lorsque le contraire est précisé, ce qui est rare.

Deuxièmement, parfaite rationalité d’un système qui tient ensemble les industriels, les scientifiques, les politiques, et les lobbies de la nutrition. Depuis 1945, l’INRA constitue un formidable vecteur de transmission du modèle américain à l’agriculture française, et parvient à empêcher des modèles alternatifs au tout industriel de se développer. Dans le cas du foie gras, il est depuis plusieurs années au service du CIFOG (Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras) pour défendre, avec l’appui d’une caution prétendument scientifique, une filière menacée par une prise de conscience citoyenne croissante .

Dans la même dynamique, Bidoche décrit comment, à chaque explosion d’un scandale, qu’il soit sanitaire (la viande aux hormones) ou bien écologique (les sols bretons empoisonnés aux nitrates), l’industrie de la viande fait pression sur les pouvoirs publics, pour que surtout rien ne change. On y découvre par ailleurs l’existence d’un groupe invraisemblable, le « Comité Noé », un puissant groupe de lobbying au service des « utilisateurs des animaux » (des éleveurs aux aficionados de la corrida, en passant par les déterreurs de blaireaux), qui opère en particulier en stigmatisant les « terroristes du bien-être animal » sans craindre aucunement la caricature (dans une brochure produite par le Comité Noé, les végétariens sont représentés tout de noir vêtus, et cagoulés !!). On découvre que les organisations qui sont censées s’occuper de diététique en France (par exemple le Programme Nutrition Santé, ou l’Institut Français de la Nutrition) sont en très grande partie pilotées par les industriels de la viande et du lait, qui conditionnent en grande partie leurs préconisations.

M’enfin, si l’industrie de la viande s’organise très rigoureusement pour pourfendre ses détracteurs, l’accumulation d’un certain nombre de résultats écologiques et sanitaires fait craquer les coutures de sa comm’ lisse et léchée, et ainsi se dévoile l’irrationalité flagrante d’un système insoutenable dans le long terme.

Pour soutenir les demandes croissantes de produits animaux de la part des pays riches, on doit produire des céréales et des légumineuses en quantité explosive, et la pression sur les ressources des pays du Sud devient de plus en plus lourde. Le soja d’Amérique Latine, presque toujours OGM, est un acteur essentiel dans le système mondial de « production » de viande. Pour lui offrir les surfaces qu’il réclame, on déforeste, on exproprie violemment des groupes d’Indiens. Ce sont des multinationales, comme Cargill, qui font la loi et qui sont les grandes gagnantes du système.

En conséquence, mais aussi pour d’autres raisons, l’élevage porte une lourde responsabilité dans le changement climatique : il est à l’origine de 18% des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur Terre, selon l’étude de la FAO de novembre 2006, et 51% selon une étude plus récente. Quel que soit le chiffre réel, les mesures politiques nationales comme internationales affichent un inquiétant silence au regard de son importance.

Du côté de la santé, le régime alimentaire occidental apparaît également comme une aberration, qui porte de lourdes conséquences : le rapport Campbell, ou « China Study », la plus large étude diététique comparative menée à ce jour, le démontre sans équivoque.

C’est donc à un système absurde, injuste en termes de rapports Nord-Sud, insoutenable écologiquement, qui ne comporte presque aucune limite en termes de maltraitance animale, que nous participons (presque) tous. Nicolino a décidé de constituer son ouvrage comme élément d’un dispositif militant d’anti-désinformation : il s’exprime dans de nombreux médias depuis quelques semaines, et relaie ses passages médiatiques sur un blog. Dans la conclusion de son livre, il appelle les citoyen-ne-s à une révolution profonde dans les habitudes alimentaires, que ce soit en choisissant le végétarisme (qu’il présente sous un jour très positif), ou bien en optant pour une réduction drastique de la consommation de viande (l’impact écologique étant également très important en bio) et en ne consommant que la viande de filières comme le Réseau Agriculture Durable, dont il décrit les engagements et les pratiques. Il s’agit en tout cas d’opérer des ruptures radicales, dans une pratique quotidienne qui a des impacts dans plusieurs domaines importants, et qui demeure jusqu’ici un grand impensé du politique.

Au fur et à mesure cette exposé nous avons pu voir se dessiner le rapport éthique de l'auteur à l'environnement et la condition animale aussi bien qu'une éthique de l'alimentaire. Les choix moraux affirmés s'axaient sur plusieurs ordres. D'une part il y a une dénonciation de l'activité des lobbys concentrant l'agriculture dans les mains de puissants luttant pour leurs propres intérêts, d'autre part il y a un refus du rapport à l'environnement . Ici le développement se fait en terme de dangerosité à des échelles locales et globales. Au final la solution de l'auteur tend à l'extrême puisqu'il faudrait cesser de manger de la viande et de contribuer au cercle vicieux de l'agro industrie...

mardi, 21 juillet 2009

Le livre de Packet Filter

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Demain 2 juillet 2009 sort le beautiful livre sur le meilleur des meilleurs pare-feu : PF. Et qui a traduit ce livre... mon Maxime! Évidemment j'ai contribué par ma relecture orthographique du dessus de l'épaule... et oui, je suis comme ça toujours prête à rendre service.

Je vous fait ci après un bref résumé de ce que j'ai retenu et compris : La quête de qualité, pour les administrateurs réseau, est sans fin. Cet ouvrage démystifie les outils de sécurité des systèmes BSD modernes. Aussi bien destiné aux bidouilleurs qu'aux professionnels, il aidera ceux qui n'ont pas abandonné leur quête d'un Graal moderne : la qualité réseau. Le lecteur apprendra ainsi à créer des jeux de règles pour toutes sortes de trafics réseau, tant sur un simple réseau local domestique que derrière une NAT ou à travers une DMZ, par-dessus un pont, etc. On verra aussi comment créer un point d'accès sans fil et le verrouiller avec authpf et autres restrictions spécifiques ; répartir la charge grâce à des règles de redirection et en utiliser CARP pour la reprise de panne ; utiliser des tables pour une défense pro-active contre éventuels attaquants et spammers ; mettre en place des files d'attente et du calibrage de trafic avec ALTQ, afin de préserver, à tout moment, les ressources de votre réseau ; effectuer une bonne supervision et visualisation depuis les journaux. Ce livre a été écrit pour les administrateurs réseau et amateurs de BSD, quel que soit leur niveau d'expertise. À l'heure où les services réseau exigent toujours plus de bande passante, et où l'hostilité sur Internet se fait chaque jour plus forte, Packet Filter gagne à être connu ! Enfin vous l'avez compris c'est une véritable bible.

Donc demain , tous à la Fnac!

vendredi, 19 juin 2009

Honneur à Maupassant

C’est Claude Santelli qui va être content, là où il se trouve. Nul autre mieux que lui n’a tracé le sillon Maupassant à la télévision. On s’en souviendra le 6 mars lorsque France 2 donnera à 20h50 le coup d’envoi de sa nouvelle collection “Maupassant” marquée par l’adaptation de quatre contes de 30 minutes et quatre nouvelles de 60 minutes confiée à des pointures de la réalisation et du scénario. Ca commencera ce soir-là par La parure (Claude Chabrol) et Histoire d’une fille de ferme (Denis Malleval). Ça se poursuivra quatre semaines durant avec Le père Amable, L’Héritage, Miss Harriet, Hautot père et fils, Toine, Deux amis. On a tous un Maupassant de chevet. Moi, c’est La Chevelure. Prétexte pour revisiter le bonhomme.

La maison Marpon et Flammarion édite en 1885 La Chevelure publié un an avant par le Gil Blas. On pourrait le présenter ainsi : un médecin donne à lire au narrateur le journal d’un fou, lequel, amateur d’antiquités, avait acquis un jour un vieux meuble italien renfermant une chevelure ; sa découverte l’obséda au point de ne plus jamais s’en séparer où qu’il fut, allant jusqu’à assurer avoir possédé la défunte femme à qui elle appartenait ; jugé fou, il fut enfermé. On pourrait également l’évoquer comme l’histoire d’un écrivain obsessionnel que rien n’excitait davantage chez une femme que toison, poils et cheveux. La chevelure féminine inspire alors des poètes mais chez Maupassant, c’est âpre, irrégulier et sombre, loin des métaphores filées du blason de Baudelaire et de l’impeccable technique du sonnet de Mallarmé. On pourrait y voir le portrait en creux de tout collectionneur. On pourrait tout aussi bien écrire : c’est l’histoire d’un homme se promenant dans le parc d’un asile d’aliénés et qui, apercevant des femmes en cheveux marchant dans la rue, s’agrippe aux grilles et les hèle : « Vous êtes nombreuses là-dedans ? » Le fait est que sa prise de conscience de la folie qui le gagne date de cette parution, plusieurs années après la manifestation des premiers symptômes. D’ailleurs, il n’y voit plus clair. Pas assez pour lire, juste assez pour écrire. Un implacable pressentiment de sa démence lui annonce son entrée dans le chaos. Sa lucidité sur lui-même est effrayante. Il se sent s’enfoncer tandis que son moi se vaporise ; cette intuition de l’intime désastre à l’œuvre ne fait que précipiter le basculement de l’autre côté.

Maupassant est un obsessionnel par tempérament. Le sexe bien sûr, et les fantasmes qui y sont attachés, mais pas seulement. Il est obsédé par quelques principes qu’il s’est fixés à jamais : ne pas être dupe, conserver une indépendance absolue, mettre à distance honneurs et académies. Maupassant est un faune que la mondanité pour la mondanité précipite dans une humeur massacrante ; la médiocrité de la vie de salons accable celui qui se veut un homme des bois, cours d’eaux et forêts. Rien ne vaut la solitude au sein de la nature. Ce n’est pas seulement un nihiliste assoiffé d’absolu mais un retranché de la société, jamais vraiment débarrassé de sa naïveté. Etretat reste le lieu géométrique de toutes ses passions. Au fond, il demeurera jusqu’au bout « le jeune homme d’une innocence départementale » pointé par Balzac. Alors, le timbré ? Une trentaine de récits de cas relevés dans sa bibliographie constitue le casier littéraire du suspect. Fou ?, La folle, Denis, Un fou ? Lettre d’un fou, Lui ? Qui sait ? sans oublier bien sûr le plus fameux Le Horla. Plus tard, la fin jetant une lumière noire sur le reste, on voudra reconnaître partout sous sa plume les masques de la folie, dans Fort comme la mort et Mont-Oriol, dans La Petite Roque comme dans Sur l’eau. Il est vrai qu’il a mis toute une œuvre à tourner autour de la mort et de son image. Il n’a pourtant pas mené sa vie comme s’il avait la nostalgie de la mort ; gardons nous de divaguer sur sa dilection pour le canotage de nuit, les voies du rameur sont impénétrables. Mais il serait des rares à ne pouvoir supporter que l’on écrive sur la folie autrement qu’en connaissance de cause.

Charcot, ah, Charcot grâce à qui toute femme est désormais suspecte d’hystérie… Même sainte Catherine de Sienne et sainte Marguerite de Cordoue ! Maupassant le tourne en dérision dans les colonnes du Gil Blas : « Nous sommes tous des hystériques depuis que Charcot, cet éleveur d’hystériques en chambre, entretient à grand frais, dans son établissement modèle de la Salpêtrière, un peuple de femmes nerveuses auxquelles il inocule la folie, et dont il fait en peu de temps des démoniaques ». Charcot de la Salpêtrière n’apprécie pas. Ni ça ni le reste. Une écriture de malade dès lors que la main à plume cesse de peindre la nature pour raconter des histoires. Aussi, lorsqu’il apprend que sa raison commence à vaciller, il lui fait savoir que le territoire de sa leçon publique lui est désormais interdit. On n’est pas plus élégant. Mais Charcot a tout compris depuis le début de cette torture inconnue qui le ronge. Là où les autres évoquent encore un trop profond commerce avec le morbide et le macabre, l’empire de la névralgie, la fragilité nerveuse, l’hyperexcitabilité congénitale, l’autoscopie, l’agraphie, l’hypocondrie, la répétition des comas et des crises épileptiformes, il délivre dès le début un diagnostic des plus précis : démence syphilitique. Il ne se trompe même pas sur le moment de la fin, celui où le malade sera définitivement hors-là. Maupassant, le mauvais passant que la simple visite d’un cimetière mélancolise, se remémore un fait divers nécrophile de 1849 en écrivant La Chevelure : le sergent François Bertrand violait les sépultures de femmes enterrées depuis peu. Errant par l’esprit entre les tombes, Maupassant n’est plus qu’un chien hurlant dans les ténèbres, seul à savoir que les ténèbres sont en lui. Quel est cet homme qui surgit face à lui dans le miroir ? Un ours des Pyrénées à l’allure de paysan du Danube. Il se voit lui-même devant lui. Il se retourne, son double est assis dans son fauteuil. Pendant des années, il va suivre son propre enterrement, perdu dans le cortège de ses admirateurs et de ses maîtresses. La mémoire s’effiloche, la vision se trouble, ses gestes le trahissent, son pessimisme fondamental le mine, le sentiment du vide le travaille. Il en faut moins pour se résigner au néant. Lui que la névrose d’échec habite en permanence, le voilà qui échoue même à se tuer. Il se tire une balle dans la tête mais il n’y a pas de balle dans le barillet, où avait-il la tête ! Il se tranche la gorge avec un couteau mais ce n’est qu’un coupe-papier, écrivain jusqu’au bout !

Un jour, à la clinique du docteur Blanche, le dément de la chambre 15 réclame en pleine crise qu’on lui passe la camisole. Sa vie n’est plus qu’une suite de délires et d’hallucinations, jusqu’à la paralysie générale. Les mauvaises langues prétendent qu’il aboie. Les Goncourt ne le ratent pas : ils annoncent dans Paris que Guy de Maupassant s’animalise. Son corps s’épuise en convulsions, sa tête est une émeute, son regard grouille d’insectes. Il parle au mur. Un jour de juillet 1893, le mur perd son compagnon. Ses derniers mots : « Des ténèbres, oh, des ténèbres ».

dimanche, 5 avril 2009

Hadopi, pipi...

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi Création et Internet. La France devient donc le premier pays au monde à instaurer légalement la réponse graduée, et permettre à une autorité indépendante de sanctionner les citoyens en coupant leur accès Internet.

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vendredi, 20 février 2009

Le nouveau Dantec

dantec

Et voilà, le nouveau Gédéon est sorti en janvier 2009!! A la base je l'ai acheté pour la St Valentin de ma krokette. Mais trop curieuse, je l'ai lu dans les jours qui ont suivis et terminer en 3 jours.

Bref résumé :
France. De nos jours. Braquage d’une poste en banlieue sud de Paris. Efficace. Millimétré. C’est le dernier larcin commis par le narrateur et sa compagne, Karen, fugitifs échappés d’un « centre de regroupement » où sont parqués les porteurs d’un « neurovirus génétique », le syndrome de Shiron-Aldiss, qui leur permet des « états augmentés » considérés comme psychogènes par les autorités. D’où un marquage spécial de ces citoyens. Dans le même temps, dans la station Mir en déroute, trois cosmonautes sont en perdition avec à bord un passager inattendu, Albert Ayler, fantôme d’un saxophoniste mort en 1970. A l’autre bout de la chaîne, Karen et le narrateur sont les seuls témoins de cette mystérieuse apparition qu’ils partagent même au cours de crises auto-stimulées provoquée par le neurovirus. Ayler explique à Karen qu’il est un ange en pénitence dans les limbes, qui trouvera sa rédemption grâce au sauvetage de la station Mir. La fuite des héros continue : Maroc, Afrique Noire, Abidjan. Cette nouvelle alliance agit dans les deux sens : grâce à Ayler, Karen se retrouve dotée de pouvoirs surnaturels. En échange de ses dons, elle accepte le sacrifice à venir…

Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute est en fait une nouvelle qu'il avait écrite avant 2001 pour figurer dans un recueil de nouvelles. Or celui-ci n'a jamais vu le jour et Maurice G. Dantec n'avait d'ailleurs pas fini d'écrire sa nouvelle. Ce n'est que récemment qu'il l'a reprise et complétée, à l'initiative en effet de son éditeur. Voir le site E-Déo .
Dantec renoue (enfin!) avec la veine romanesque, et nous plonge dans une cavale angoissante au rythme d'une musique de jazz... Mélangeant métaphysique, polar et science-fiction, il bascule perpétuellement entre le réel et l'imaginaire et réussit une fois de plus à créer de vrais héros de fiction (comme on les aime, avec leur grande gueule, leurs bagarres sanglantes et leur cœur tendre). Malheureusement, j'ai trouvé l'intrigue un peu courte : alors que le début est palpitant, on ne comprend pas trop pourquoi au milieu du roman nos évadés justiciers ("qui volent l'état qui essayait de leur voler leurs vies"...) se retrouvent à communiquer avec un jazzman perdu sur une station spatiale... J'ai un peu eu la sensation que Dantec a fait se croiser deux histoires sans en approfondir aucune. La chute aussi m'a un peu déçue, elle n'apporte aucune explication à tout ce qu'il a mis en place.
”12 ans plus tard” Maurice tombe sur son vieux manuscrit. “David Kersan le lut, et parvint à me convaincre que sa publication pourrait ne pas être inutile.” Bel euphémisme… Dantec laisse filer sa plume (ses doigts sur le clavier) et l’histoire est terminée. Il faut croire que le romancier ne devait pas avoir beaucoup de temps. Le début du livre (les 150 premières pages peut-être) est cohérent : l’auteur prend le temps de camper son action, déroule une à une les étapes de l’intrigue, esquisse même une critique sociale (au niveau de l’enfermement, de la prise en charge des maladies psychiatriques, etc). Puis après moultes bagarres, le thriller crève, avorte : l’intrigue est dénouée en quatre pages, en aussi peu de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Voir le blog de The Dude .

Félicitations pour le titre tout de même, que je trouve très poétique !

J'attends vos avis.

mercredi, 4 février 2009

ma nouvelle montre

montre
Je vous présente mon cadeau de Noël offert par mon chéri. Elle est rouge et me convient à merveille. J'ai l'impression de me balader avec une horloge ou une bombe tellement elle tic-tac fort. Une trotteuse de compétition en somme :)
Je te remercie beaucoup de ce fabuleux cadeau ainsi que la petite fleur qui l'accompagnait : fleur Je tiens à signaler qu'elle est toujours dans le même état à ce jour, pas flétrie (17 jours aujourd'hui).

jeudi, 15 janvier 2009

le pied dans le plâtre

Et oui , en 2009 je fais mes œuvres. Une super fracture du 3iéme métatarse gauche pour bien commencer l'année. Résultat 3 semaines au minimum de plâtre et béquilles accompagnés d'injection quotidienne d'anticoagulant ainsi que de prises de sang.
Génial quoi, mes mains jubilent d'être meurtries.
Voici ma scintigraphie. Admirez la sublimissime tâche : c'est ma fracture!! Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est une scintigraphie : on vous injecte un produit radio-actif et après on vous passe dans une machine IRM qui vous dévoile dans votre intimité....osseuse. Je vous laisse admirer.
ma sinti
platre

vendredi, 19 décembre 2008

4 ans

nous
Nous il y a 4 ans à Paris. Qui l'eut cru?
Voici 4 ans aujourd'hui que l'on s'aime et c'est pas près de s'arrêter.
On retourne à Paris dans 9 jours et j'aimerais que le temps s'arrête...

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dimanche, 14 décembre 2008

Ma liste de noël

cadeaux
Pour tous ceux qui veulent me faire plaisir à noël voici ma liste :

  • une montre
  • des boucles d'oreilles
  • du parfum
  • des nouvelles jambes..ou métatarses (non je rigole)
  • des produits de beauté ( gel douche, maquillage, ...)
  • une robe ou jupe ( taille 38) mais attention pas pour les vieilles!!!
  • Les Fourmis de Bernard Werber
  • un tableau à craie ou velleda.
  • un nouvel appart'
  • un pistolet laser
  • un lisseur à cheveux
  • et tout ce que vous voulez bien sûr m'offrir.

samedi, 8 novembre 2008

J'irai dormir à Hollywood

<br /> Synopsis :
Il s'appelle Antoine de Maximy et a décidé de conquérir les Etats-Unis : ses routes à pertes de vue, ses paysages grandioses, ses mythes en cinémascope, ses villes immenses, ses communautés, ses stars hollywoodiennes, ses anonymes... D'Est en Ouest, notre voyageur filmeur prend la route. A pied, en stop, en taxi, en bus, à vélo et même... en corbillard ! New York, Miami, Nouvelle-Orléans, Las Vegas... En ligne de mire : Hollywood, où il espère se faire inviter chez une star pour la nuit ! Au hasard du chemin, il va croiser des hommes et des femmes, chacun révèlera sans fausse pudeur, une part de lui-même. Tous ces portraits dessinent un visage aussi touchant que surprenant des Etats-Unis. Le premier film de cinéma réalisé, filmé et interprété par une seule et unique personne ! Antoine de Maximy, le globe-trotteur de l'émission de France 5 J'irai dormir chez vous a filmé sa traversée des Etats-Unis d'Est en Ouest. Il en a fait un film réjouissant; J'irai dormir à Hollywood . Le routard nous raconte les coulisses de ce drôle de voyage, fait de situations épiques et de rencontres improbables.
Le concept :
Antoine de Maximy arrive dans un pays où il tente de s’inviter chez les habitants pour suivre leur mode de vie seulement grâce à sa bonne humeur et son naturel. En effet les périples du globe-trotter sont spontanés, soumis aux hasards des rencontres humaines, en dehors des commodités touristiques habituelles. Le plus souvent, il mange et dort chez les gens qu’il interroge. Son intention étant de recueillir des informations sur les modes de vie de ses hôtes et de faire des rencontres. Sur le terrain, Antoine de Maximy dit de sa démarche qu’il s’agit d’un voyage et qu’il filme les gens, mais précise beaucoup plus rarement que le contenu passe à la télévision. Ainsi, les gens le perçoivent plutôt comme un voyageur extraverti, bien disposé. Certaines rencontres sont superficielles ou furtives, d’autres sont intenses ou profondes. Le pays se décline au gré des récits que les gens en font et tout prend son sens de l’intérieur : la vie des uns ou des autres se découvre depuis leur maison, leur famille, leurs loisirs, leur métier.
Méthode de tournage :
Aucun caméraman ne suit Antoine de Maximy qui doit donc utiliser divers dispositifs pour se filmer et filmer son environnement. L’idée d’une caméra cachée est rejetée d’emblée pour des raisons techniques, mais aussi parce que cela ne rentrait pas avec l’esprit voulu par l’émission. Il porte deux caméras. L’une, de taille réduite, est accrochée à la bretelle de son sac à dos et filme les gens qui lui font face ; l’autre caméra est beaucoup plus voyante, car elle est fixée à un bras latéral articulé qui est lui-même accroché à un harnais qui le ceinture, et permet de filmer son visage (depuis une distance de 30-40 centimètres). Le tout est enregistré dans deux magnétoscopes situés dans son sac à dos et un système de télécommande lui permet de contrôler l’enregistrement. Le montage ultérieur alterne les vues et rythme les séquences (parfois très courtes) par un effet de zapping. Ainsi Antoine de Maximy filme « au jaugé » sans jamais utiliser de viseurs, ce qui lui permet de parler de façon naturelle aux personnes qu’il rencontre.

Je l'ai vu en avant première fin août et je vous dit il est génial. Alors le 19 novembre tous au ciné!

le site officiel

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